Les défenseurs du cerveau – DAVID PERLEMUTTER, MD
Hippocrate disait: «Toutes les maladies commencent dans l’intestin» . De nouvelles études mettent l’accent sur la relation microglie et microbien.
Le microbiote
Le mot microbiote (du grec «vie modeste», est le jardin de la vie dans lequel on y trouve une flore variée. On estime qu’il y a 500 souches distinctes de bactéries qui s‘y prélassent. Le microbiote est composé de 39 billions de cellules bactériennes , ainsi que des champignons en petite quantité. L’intestin jour un rôle prépondérant en tant qu’hôte à la collection à la collection de virus – le virome intestinal – qui est plus que nombreux que celle des bactéries dans une proportion 10 à 1. Le mot virus peut vous sembler être une connotation négative. La plupart des virus ne nous rendent pas malade, ils contribuent plutôt à réguler les bactéries intestinales, influence notre système immunitaire, et peut mêne avoir un impact sur la santé de notre cerveau.
L’étude du virome intestinal est essentielle afin de maintenir un équilibre sain dans le microbiote iontestinal et la santé du corp en général.
Les humains sont de grands vainqueurs en ce qui concerne la relation symbiotique que nous avons avec nos bactéries. Le microbiote produit une multitude de produits chimiques, incluant les neuro-transmetteurs tel que le GBA («acide gamma-aminobutyrique (GABA»), la dopamine et la sérotonine. Puisque la sérotonine influence l’humeur, le sommeil, et la cognition, l’hypothèse est qu’elle est principalement produite dans le cerveau. Cependant environ 90-95% de la sérotonine produite dans le corps est dans le tube digestif – et la bactérie intestinale influence les cellules qui les produisent.
Le microbiote lui-même synthétise les nutriments clés, tels que la vitamine K, et certains types de vitamine B (incluant riboflamine et la thiamine), et des enszymes digestifs. Ces enzymes décomposent une grande quantité de molécules alimentaires en petites unités de micronutriments (vitamines et minéraux) et macronutriments (glucides gras et protéines), ainsi ils peuvent devenir assez petits afin d’être absorbés dans le sang et passer dans les cellules. La plupart des aliments crus contiennent les enzymes spécifiques dont le corps a besoin, des enzymes produits par l’intestin, aussi, afin de compléter la digestion.
Notre estomac et nos intestins ne peuvent pas absorber la fibre alimentaire par lui-même. Heureusement le microbiote raffole comme personne de fibres. C’est son aliment préféré. Il les digèrent à l’aide de la fermentation. Les sous-produits de la fermentation sont les acides gras à chaîne courte tels que l’acétate butyrate, et le propionate. Les héros méconnus du métabolisme et du système immunitaire, les acides gras à chaîne courte nous supportent afin de réduire l’inflammation (lesquels tassent en piétinant l’activation de la microglie, décomposent les graisses, gèrent le cholestérol, régularisent l’appétit, augmente la sensibilité à l’insuline et stimule la fonction mitochondriale, laquelle, comme nous le savons, est essentiel afin de maintenir le phénotype amical M2 de la microglie.
En alimentant votre intestin avec des fibres spéciales (prébiotiques), y vivant déjà, supportent un microbiote équilibré et en santé. En revanche, un régime faible avec des aliments transformés entraîne la mort des microbes bénéfiques et encourage les bactéries nocives à croître tout en mettant en danger l’équilibre de l’écosystème microbial. Ce dysbiose non équilibré, ouvrant la porte à l’infection, à l’imperméabilité intestinal, l’inflammation ainsi qu’à la production insuffisante des acides gras à chaîne courte. Pensez sérieusement à manger des fibres afin de fertiliser votre microbiote. Ce dernier vous le remerciera grandement.
Lien avec la dysbiose
Le cerveau humain a longtemps été considéré comme étant une forteresse isolée protégée par une barrière hémato-encéphalique et un système immunitaire unique. Depuis, la science a évoluée, le microbiote intestinal est intrinsèquement lié à nos défenses immunitaires du cerveau en premier recours, grâce à son interaction avec les cellules microgliales. L’axe microglie-microbien est critique mais, jusqu’à tout récemment, un facteur lié à la santé du cerveau, liant les voies métaboliques et immunitaires de changements de diverses manières, pouvant soit supporter ou saboter la fonction cognitive.
Dans un intestin sain, la paroi interne présente des pores hautement régulées – juste assez grosses afin de permettre aux nutriments essentiels comme l’eau, les vitamines et les minéraux à pénétrer dans le sang mais assez petites afin de bloquer d’éventuels agresseurs malfaisants tels les germes, les aliments non digérés de s’y glisser et déclencher une inflammation ou une maladie.Cependant, nos bactéries intestinales doivent faire face sans relâche à des menaces provoquées par des aliments malsains, sur le comptoir ainsi que des médicaments non appropriés, de l’eau chlorée, l’anxiété, le manque de sommeil, et d’autres facteurs. Les bonnes bactéries peuvent mourrir et les mauvaises nous envahir. Ce changement peut causer la dysbiose.
La dysbiose peut comprendre toute l’intégrité de la muqueuse intestinale et cuire aux microbes et toxines qui peuvent passer au travers de la muqueuse dans le sang. Le système immunitaire, qui se concentre tout au long de l’intestin réagit rapidement à cette brèche et libère une poussée de cytokines.
Le résultat: rapidement l’inflammation se répand. Les cytokines envahissent le corps dans son entier et se fraient un chemin afin de protéger le bouclier du cerveau, la barrière hémato-encéphalique. Sous tension, lors des assauts répétés des cytokines, la barrière hémato-encéphalique affaiblit et laisse pénétrer ces produit chimiques inflammatoires. Leur présence déclenche des activations microgliales, résultant en un changement de phénotype de M2 à celui M1. Et lorsque cela arrive, il s’avère extrêmement difficile, résultant en une environnement inflammatoire et dysfonctionnel métabolique, qui ne leur permettent plus désormais de revenir en arrière.
Comme vous le savez désormais, la neuroinflammation est sous-jacente de la cause de la maladie neurodégénérative. Et la cause première de la maladie neurodégénérative et de la dysbiose intestinale.
En résumé: Le microbiote et la santé du cerveau
- L’intestin et le cerveau sont puissamment connectés, façonnant tout, de la mémoire à l’humeur et pavant la voie à de nouvelles opportunités afin de comprendre et traiter les troubles du cerveau.
- La pièce manquante du puzzle est notre compréhension de l’axe intestin-cerveau qui constitue en fait notre microglie. Les métabolites d’origine intestinale et autres molécules influencent et ont un impact sur les cellules immunitaires du cerveau, les aidant à diminuer dans un mode optimiste et amical M2, ou en les activant dans le mode destructif M1.
- La dysbiose est un équilibre des microbes intestinaux, ou les souches nuisibles ne sont pas freinées par les souches bénéfiques. Il encourt un risque accru de troubles métaboliques, perméabilité intestinale, inflammation et épuisement des acides gras à chaîne courte.
- Une imperméabilité intestinale accrue permet aux cytokines de passer dans le sang et menacer la barrière hémato-encéphalique. Finalement, ils peuvent passer dans le cerveau lui-même causant des dommages.
- Un microbiote déséquilibré envoie des signaux qui affectent l’activité microgliale dans le cerveau. Il en résulte une microglie devenue hyper-active, pro-inflammatoire, et desctructrice.
- Les métabolites microbiens tels que les acides gras à chaîne courte réduisent l’inflammation dans le cerveau. Un régime alimentaire méditerranéen riche en fibres peut garder vos bactéries bien fertilisées.
- Les maladies métaboliques sont profondément influencées par la composition et l’activité du microbiote intestinal. Plus de dysbiose signifie des probabilités de problèmes métaboliques susceptibles d’évoluer vers le maléfique phénotype M1.
- Puisque le métabolisme exerce une influence considérable sur le métabolisme au sein de la microglie, un microbiote sain aide à prévenir une activation microgliale. Le niveau de sensibilité l’Insuline a des conséquences directes sur l’activité microgliale.
- En renforçant les défenses antioxydantes, en restaurant la fonction mitochondriale et en guidant la microglie à retrouver l’équilibre, vous pouvez ralentir, arrêter et même inverser une trajectoire cérébrale défavorable. Vous tenez la clé afin de briser la spirale et protéger l’avenir de votre cerveau. Vous pouvez absolument faire prospérer votre microglie amicale M2 afin de bien défendre votre cerveau.